Interviews d'Agents d'Entretiens

Interviews d'Agents d'Entretiens

Les interviews qui balaient les idées réçues

Agents d'Entretiens

Quel est le dénominateur commun entre un chef cuisinier 3 étoiles, un philosophe des sciences, une enseignante pour enfants non-voyants, l'artiste peintre H.R. Giger ou un moine benedictin ? Ils ont tout simplement des choses extraordinaires a nous raconter ! Sans parti pris, Agents d'entretiens votre portail d'interviews en podcast, recueille les confessions de la bénévole de votre quartier comme celles de la star de la chanson ou du ballon ovale. Parce que la vie, comme l'avis, des autres m'intéressent, je vous ouvre mes carnets d'entretiens ... Nicolas Valiadis.

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Roine Stolt, le retour du Roi

En 1994, et alors qu’une déferlante métal submerge la Suède dont il est originaire, Roine Stolt, biberonné au son du Floyd, de Yes ou encore de sir Zappa, fonde The Flower Kings et remet avec brio au goût du jour une scène prog rock qui, pourtant, se fane dangereusement. Outre la majestueuse éclosion de ce projet qui, en près de trente ans, a donné naissance à des albums passés à la postérité du genre, le Stakhanoviste de la composition, Roine Stolt, s’est également largement illustré dans des projets parallèles dont on citera, entre-autres, sa géniale collaboration avec Jon Anderson, la mythique voix de Yes, ou encore le groupe version All Stars, Transatlantic, dont les albums « The Whirling » ou « The Absolute Universe » sont rien moins que des joyaux à la beauté féérique envoutante. Rencontre avec l’un des rois incontestés du prog !

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This Winter Machine, un songe en hiver

Si la Toile a bien une vertu dans ce déversoir où le sublime côtoie la fange, c’est sans nul doute celle de nous faire découvrir de petits joyaux musicaux qui nous avaient jusqu’alors totalement échappés. À l’aune d’une période hivernale bercées de soirées lové au coin du feu, quoi de plus opportun que de se pencher sur le cas de This Winter Machine dont le premier album, sorti en 2017, « Man Who Never Was », dans la pure lignée de ses aînés et compatriotes de Marillion ou IQ, nous ensorcelle d’un néo-prog à la beauté toute captivante. Aux manettes, Al Winter, compositeur et chanteur à la voix angélique, dont les textes autant que la musique invitent au voyage spirituel, remonte le temps de la machine et nous entraine avec « Kites », dernier né du combo britannique, au cœur d’un hiver radieux.

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Zeal & Ardor, Black is beautiful

La genèse de Zeal & Ardor prend racine dans les méandres de La Toile et, plus précisément, sur le controversé forum de « libre expression » 4chan. Manuel Gagneux y flâne lorsqu’un internaute, visiblement adepte du N word, le met au défi d’opérer un trait d’union entre Black Metal et Black Music, deux genres que, sur la partition, tout oppose. Un tour de force relevé haut la main par notre jeune Helvète pour un résultat aux allures de réunification de l’amphisbène qui étonne, détonne et répond, selon son géniteur à la question : « Que ce serait-il passé si les esclaves noirs américains avaient choisi Satan plutôt que Jésus ! ». Ce choc des cultures, vite remarqué, donne naissance, en 2014, à une première démo qui fait sensation sur Bandcamp, magasin de musique en ligne dédié aux artistes indépendants. Trois albums plus tard et alors que Zeal & Ardor s’apprête à enflammer la scène parisienne de l’Élysée Montmartre, l’homme du grand écart facial musical, Manuel Gagneux, nous emporte dans un monde version monochrome de Soulage. Noir, c’est noir…

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Candlemass, et la lumière fût !

Qu’on se le dise, Candlemass brille toujours de mille feux au firmament de la planète doom. Plus de trente-cinq ans après la sortie d’un premier album « Epicus Doomicus Metallicus » considéré à juste titre comme la pierre angulaire du genre, le quintet, mené d’une basse de fer par Leif Edling a, depuis 2019 et « The Door to Doom », retrouvé son line-up d’origine et la voix unique de Johan Längqvist, ingrédient indispensable pour propulser les suédois en véritable icône aux yeux et aux oreilles de tout doomster. À l’occasion de la sortie du dernier né de la bande de Stockholm, « Sweet Evil Sun » et des riffs qui, entre heavy pur et mélodie, frôlent la perfection, le guitariste Mats « Mappe » Björkman nous éclaire sur ce cru 2022 qui s’avère d’ores-et-déjà un millésime d’exception. Allumez vos chandelles, Candlemass s’occupe de vous mettre le feu !

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Avatarium, la mort vous va si bien…

Alors que le mentor et père co-fondateur d’Avatarium, Leif Edling a pris, pour raisons de santé doublées d’un retour à la maison mère Candlemass, une distance grandissante avec ce projet parallèle qu’il a initié en 2012, le dernier né du groupe, « Death, Where Is Your Sting », à la référence toute biblique, marque une réelle émancipation du quintet de Stockholm qui a fini par couper le cordon ombilical avec son géniteur. Ce cinquième album d’Avatarium, bien que toujours mâtiné de Doom, se révèle ainsi moins marqué par les influences du dirigeable zeppelinien et les riffs heavy de sir Tony Iommi sur lesquelles il avait pris racine. Aux commandes du combo aux côtés du guitariste et songwriter Marcus Jidell, la chanteuse et désormais compositrice à plein temps, Jennie-Ann Smith nous accorde une piqûre de rappel de ce « Death, Where Is Your Sting » entre ombre et lumière.